Tout ce dont on ne vous a pas parlé…

… vous le verrez possiblement dans le documentaire, ou l’un des nombreux médias qui en découleront.

Notre séjour s’est terminé hier. On a oublié de vous raconter :
– Comment se sont déroulées de nombreuses interviews,
– Notre découverte de l’île de Suomenlinna,
– Notre soirée Finlandaise, dans un Sauna au bord de la mer,
– Notre improvisation sous le monument Sibellius,
– Le nombre considérable de concerts auxquels nous avons assistés,
– Ce que c’est que de danser la salsa a Helsinki,
– Le débat sur le Hesburger,
– Comment nous avons rencontré un Storm Trooper,
– Quel goût a Dracula,
– Et bien d’autres choses!

A bientôt pour de nouvelles aventures, et, comme Michael se l’est entendu dire dans le tram’ : « You have… Everything! »

François

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Finlande, mon amour…

L’alarme sonne. 8h45. Le réveil est dur. La nuit a été courte mais surtout cette petite musique nous rappelle que nous sommes à la fin du séjour.

Nos mines tirées, nos yeux pleins d’étoiles. On s’en souviendra de ces 9 jours en Finlande. Le pays si vaste, si beau ; les gens si accueillants, si gentils ; la musique, les concerts étranges, les salles de danse, les instruments insolites, les lieux magiques, les rencontres irréelles…

Je m’échappe pour un dernier petit déjeuner aux saveurs du nord et nous repartirons sur les routes.

FIN-lande

Hadrien

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Mon point commun avec Brian Setzer (dîner au Mare Chiaro)

Il y a quelques années, sur l’une des banquettes du Mare Chiaro, petit restaurant « Italien » situé dans le quartier Nord-Est d’Helsinki, Brian Setzer des Stray Cats a mangé une Pizza Margherita. Aujourd’hui, moi aussi.

Olli Virtaperko, que nous avions interviewés au début de notre séjour, a non seulement contribué a cette coïncidence, mais aussi à ce que quatre d’entre nous passent une excellente soirée en sa compagnie. La suite en images.

François


ci-dessus : nos mines, satisfaites et réjouies après un merveilleux repas / ci-dessous : le mur principal de ce petit restaurant est une sorte de collection de trophées… apportés par chacun des habitués pour se sentir un peu plus chez soi.

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La semaine finlandaise

Alors que l’aventure Finlande bat son plein – cela va bientôt faire une semaine d’immersion totale où chaque jour apporte son lot de surprises et de découvertes – c’est à moi d’écrire quelques mots, d’endosser le costume de Panda pour quelques lignes.

La Finlande est un pays magnifique : première impression que j’ai eu quand on a survolé ces immenses lacs entourés de forêts. Le pays est grand… très grand (de l’ordre de 338 145 km²) et contient une petite population (plus ou moins 5 millions d’habitants). La nature y est vraiment omniprésente et tout Panda que je suis, je le remarque jusque dans la capitale même.

Helsinki est une ville particulière : deuxième impression que j’ai depuis… que j’ai tout simplement. J’ai toujours trouvé difficile de traduire des impressions instantanées sur le papier alors je tâcherai d’être le plus fidèle à mes impressions pour vous faire partager mon expérience.

C’est un mélange étonnant de grandeur et d’espace – je m’explique :

Les bâtiments de la capitale sont impressionnants et imposants. Il y un phénomène curieux qui donne l’impression qu’un seul architecte s’occupe d’une portion de rue (voir de la rue entière) et nous donne des immeubles ne se différenciant que par leur couleur. Mais le plus particuliers, c’est que les rues s’enchainent et nous livre une diversité de style à en faire perdre ses repères à notre Pand-architecte en herbe (comprendre : Elise). Je l’entends encore murmurer : « mais… c’est bizarre… c’est un mélange de néo-gothique, de … et de … . ». Je vous assure que sur le moment, j’ai acquiescé avec ferveur sans pour autant comprendre. Il s’avère tout de même que le paysage urbain d’Helsinki explique, par lui-même, cette phrase très théorique. Ce que la Pand-architecte n’a pas dit, c’est que j’ai tout de même l’impression que les bâtiments sont plus imposants par leur largeur que par leur hauteur. Autre chose remarquable, c’est la part incontournable de la nature ; ce que j’expliquais déjà un peu plus haut. Sans parler du fait que la ville soit portuaire, je pense qu’il doit y avoir un tiers de la ville occupé par la nature – et il faut savoir aussi qu’on trouve, en plein milieu de la carte, deux grands lacs : Töölönlahti et Eläintarhanlahti.

L’espace quant à lui est donné grâce aux largeurs des rues, mais surtout grâce au nombre d’habitants : 2 743,76 habitants au km2 (comparer : Paris, 20 807 hab./km²). Et je peux vous dire que le Panda que je suis à bien senti la différence avec notre capitale française. Mais ce qui est intéressant du coup, c’est l’ambiance qui ressort de tout ça.

Il règne dans cette ville (en tout cas, c’est comme cela que je le ressens personnellement) une quiétude, une paix, une harmonie qui me laisse pantois. Et je me rends compte maintenant que je n’ai ni vu ni entendu une seule bagarre ; les voix ne montent pas, les klaxons ne tonnent pas. Je reste persuadé que, comme partout, cela doit arriver mais rarement, très rarement. Helsinki est une ville calme et paisible et chacun de ses habitants semble respectueux et prévenant. Et ouvert, toujours prêt à aider. Je peux vous jurer que depuis notre arrivée, j’aborde des personnalités de différents milieux et tous nous aident pour notre documentaire.

Des gens chaleureux, prévenant et humbles qu’on aimerait remercier milles et une fois, une vraie leçon de vie, pour moi.

J’aurais pu finir cet article sur la musique omniprésente pendant ces semaines de festivals, sur la « vélo-cypédie » qui envahit chaque rue de la capitale, sur la langue qui nous est tellement étrangère et sur laquelle on ne peut se reposer ; il y aurait effectivement tellement à raconter sur cette expérience…

Mais tout Panda que je suis, je finirai par un instant :

Gastronomie !

Vous faire partager une curiosité d’ici…

Un mélange gourmand aux odeurs de paradis,

Un roulé bien gaulé aux allures avenantes,

Pain sucré à la brioche entreprenante ;

Cardamone et Cannelle me mettent en émoi

Pour un mot, un dessert : le Kanelipulla !

Hadrien

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Interview : Jukka Perko (au Tin Tin Café)

Le lundi matin à Helsinki ressemble à un joyeux marché. On va et vient sur un fond de voitures calmes, de manteaux ici et là, du ciel bleuté. Les visages sont décontractés. Les perceuses ne font pas autant de bruit que dans les autres villes.

On a voulu prendre le tram pour aller à notre interview. L’idée était bonne : voir Helsinki c’est aussi s’y transporter. Mais ce n’est pas aussi facile qu’il n’y paraît, bien qu’ici le dicton veuille que lorsque l’on sait se déplacer à Paris en métro, on est censé s’en sortir partout. On a finalement pris le bus, 2,50€ le ticket, pour quelques minutes de trajet.

Après s’être éloigné du centre-ville animé, on trouve des rues calmes aux noms étranges (que certains auront d’ailleurs du mal à identifier). Au détour de l’une d’elles, un café qui ne paye pas de mine, le Tin Tin Tango, où se déroulera l’interview. De loin, on aperçoit une véranda et quelques personnes recroquevillées sur leur café. De jolies têtes aux longs cheveux dorés.

On franchit le pas de la porte du café. On est de suite enveloppé par une ambiance chaleureuse héritée de nombreuses années de luttes contre l’hiver. Alors que d’autres imaginent un univers lisse, cru et froid, c’est en fait un lieu d’une rare authenticité qui nous accueille. Jukka Perko, saxophoniste de Jazz, qui a notamment été engagé par Dizzy Gillespie à ses 19 ans, mais également professeur émérite et directeur artistique d’un intimiste festival de jazz, vient à point nommé dans ce café où l’on se sent déjà très à l’aise. Avec un air affable qu’on lui soupçonnait, il nous fait faire un agréable tour d’horizon du jazz en Finlande. Les oreilles sont encore tendues et l’odeur de cannelle fuit derrière la silhouette de Jukka. Elle se perd, l’odeur, la silhouette, et nous revoilà dans les gorges d’Helsinki, appelés par les tubes résonnants du monument Sibellius, à quelques pas de là.

Michael

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Ona Kamu (Un coup de coeur)

La Musique

Il y a parfois des concerts auxquels on ne s’attend pas. On pense aller se poser en terrasse et assister à un petit concert de pop électronique sans prétention, et on se retrouve embarqué dans « un truc » sans avoir pu comprendre ce qu’il se passe.

C’est un peu ca, Matala. C’est une nana au look un peu foldingue, et une table croulant sous divers instruments: un ordinateur, support fidèle de sa musique, des stylophones, synthétiseurs enfantins des années 80, un accordéon, des melodicas, un hochet de bébé, du papier bulle… Et puis une voix, aussi.

L’univers fait penser à Bjork, en plus artisanal, plus folk. On pourrait parler de folk électronique, en fait. Les morceaux sont simples, souvent assez linéaires, créés sur l’inspiration directe et peu intellectualisés. Les mélodies sont simples et touchantes, et le chant d’une expressivité rare.

Comme si Cat Power avait eu un ordinateur à la place d’une guitare. Et pour écouter, c’est ici.

Gwendal

L’ambiance

L’imagination est un muscle, que l’on fait travailler ou pas. Que va-t-on voir ? Rien d’autre qu’une folle d’un certain âge en collants résille roses, probablement sous acide, tripper avec des objets et instruments variés, et qui cherche en vain à ressembler à Björk ? Ou une artiste hallucinante, qui, dans un univers qui lui est propre, crée des ambiances électroacoustiques à partir de trois fois rien ? Est-ce qu’elle fait juste peur aux enfants et provoque l’ennui des plus grands, ou est-ce que, d’elle aux spectateurs, passent inexplicablement des émotions intenses et indescriptibles ?

Pour une artiste aussi particulière, les conditions du concert sont on ne peut plus casse-gueule : on est en extérieur, le lieu est un bar avec tout ce que cela comporte de sons parasites (glaçons, service, téléphones portables), la rue toute proche nous rappelle constament les bruits de la ville…

Elle en a du mérite, de rester concentrée dans son personnage, ses grands yeux bleus perdus dans le vague. A la fin des morceaux, toute son attitude reste encore pendant quelques instants de flottement dans la musique qui vient de se finir.

Rosalie

La rencontre

C’est après son concert que nous sommes parvenus a interviewer cette Matala (pseudonyme dont nous n’avons pas pu trouver la signification exacte). Elle accepta bien volontiers de se prêter au jeu; paraissant encore très nerveuse des suites de sa performance, qui, nous confia-t-elle par la suite, lui avait donné bien du fil a retordre.

Visiblement impulsive, elle décrit son travail comme étant instantané, et dirigé par les sentiments bien plus que par la raison. Elle semble être encore une enfant, curieuse de tout, prompte a expérimenter de nouvelles manières de composer, de jouer ou de paraître sur scène.

C’est d’ailleurs sur scène qu’elle a débuté sa carrière, et qu’elle aime être. Comme de nombreux artistes que nous avons rencontré, elle n’est pas seulement musicienne, mais aussi actrice (ayant joué notamment dans quelques films du réalisateur Aki Kaurismäki) et chercheuse (participant a un groupe d’étude sur les sons du corps humain).

L’échange ne durera que quelques dizaines de minutes, avant que nous n’ayons à partir, encore à moitié imprégnés de la douceur de son univers.

François

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Interview : Olli Virtaperko

Par une belle après-midi d’été finlandaise (comprendre « nuageuse »), quatre d’entre nous ont eu le privilège d’entamer les sessions d’interviews de cette semaine avec celle d’Olli Virtaperko.

Personnalité atypique, violoncelliste baroque et moderne, Olli Virtaperko est un compositeur renommé de musique savante. Il dirige l’ensemble Ambrosius, qui s’est distingué en reprenant des compositions de Frank Zappa avec des instruments baroques, et fut également le chanteur du célèbre groupe pop finlandais Ultra Bra (!)

« N’arrivez jamais en retard à un rendez-vous avec un Finlandais ». C’est forts de cette information cruciale (merci le Routard…) que nous arrivons au point de rencontre trois quarts d’heure en avance. Avance que nous avons finalement passée à tourner en rond, stresser, boire un verre dans un café absurde et stresser un peu plus jusqu’à dévisager tous les passants en espérant le reconnaître.

L’interview se déroulera finalement sans encombres. Olli Virtaperko est souriant, aimable et s’efforce de répondre aux questions de façon exhaustive. Ce qui m’a le plus marqué cependant restent son humilité et sa générosité impressionnantes : il a fait montre de beaucoup d’intérêt pour le projet et nous a offert un album de l’ensemble Ambrosius ainsi que des vidéos de live, prenant même de son temps pour nous raccompagner et marcher avec nous à travers Helsinki.

Ayant été choisi pour la photo, je lui dis « Je pourrai dire que j’étais à Helsinki avec Olli Virtaperko ». Rigolard mais lucide sur la popularité des musiciens finlandais de classique, il me répond « Tu seras surpris de voir le peu d’importance que ça aura pour les gens ».
Pour moi en tout cas, cette rencontre en a eu beaucoup.

Baptiste

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